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Mes réflexions

Mon engagement sportif, associatif, politique n'est pas le fruit du hasard.

Je m'interroge régulièrement et je vous propose de retrouver ici mes réflexions et ma vision du monde !

Loi Garrot : une réponse politique à la pénurie médicale… qui risque d’aggraver la crise

Le constat est implacable : 87 % du territoire français est en désert médical.

6 millions de Français n’ont plus de médecin traitant. Et l’on continue de former trop peu de praticiens pour faire face à la vague de départs à la retraite. Le système de santé, pilier de notre pacte républicain, est en péril.

 

Face à ce défi, la proposition de loi portée par le député Guillaume Garrot, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, prétend rétablir une forme de justice territoriale. Elle prévoit de réguler l’installation des médecins : il ne serait plus possible, dans une zone jugée "bien dotée", de s’installer librement sans remplacement. Dans les zones sous-dotées, l’installation serait facilitée.

 

Mais derrière l’apparente logique de redistribution, se cache une fausse bonne idée. Pire : une solution administrative qui pourrait accélérer la crise, au lieu de l’atténuer.

 

Une lecture erronée du problème

 

Ce texte repose sur une vision réductrice du métier : celle d’un médecin privilégié, formé par l’État, qui refuserait de "rendre la pareille" à la société en s’installant là où on l’attend. Cette caricature ne tient pas.

 

La vérité ? Le médecin libéral d’aujourd’hui est un entrepreneur. Il ou elle doit, seul(e), trouver un local, financer du matériel, affronter une complexité administrative décourageante, souvent sans accompagnement. Beaucoup, tout simplement, ne peuvent pas s’installer.

 

Dans un contexte de pénurie, la priorité n’est pas de restreindre la liberté d’installation, mais d’accompagner les jeunes médecins pour leur donner les moyens concrets de s’implanter, là où les besoins sont réels, et où ils souhaitent exercer.

 

Un remède qui déshabille les uns pour rhabiller les autres

 

Le projet Garrot repose sur un zonage administratif, censé déterminer les territoires « bien dotés ». Mais aujourd’hui, tout le pays est sous-doté.

 

👉 Et au-delà du constat brut, une question essentielle demeure : comment définit-on un territoire sous-doté ou surdoté ?

Quel est le référentiel utilisé ? Prend-on en compte les délais réels d’obtention de rendez-vous pour les patients ?

Fait-on la différence entre un médecin généraliste traitant, un urgentiste, un gériatre, un phlébologue, un médecin du sport… ou bien se base-t-on sur une moyenne globale, selon le seul intitulé administratif de “médecin” ?

 

Sans une méthodologie fine, transparente et actualisée, le zonage perd tout lien avec la réalité vécue sur le terrain, et risque de produire des décisions inadaptées, voire contre-productives.

 

Prenons un exemple concret : le 18e arrondissement de Paris. Quartier dense, populaire, confronté à une raréfaction progressive des médecins généralistes. Avec cette loi, un jeune praticien ne pourrait y ouvrir de cabinet que si un confrère part à la retraite. Mais ces départs sont rares, et souvent non remplacés, car la charge de travail, la complexité de gestion et le manque d’accompagnement en dissuadent plus d’un.

 

Résultat ? On fige l’offre de soins dans un quartier déjà en tension. On ralentit, voire on empêche, l’arrivée de nouvelles vocations là où elles sont pourtant nécessaires.

 

Même les centres de santé, censés pallier la désaffection du libéral en zone urbaine, seraient impactés : impossible de créer de nouveaux postes sans justifier un "départ préalable".

 

Des solutions existent, mais elles demandent du courage politique

 

Il faut sortir d’une approche punitive pour entrer dans une logique structurelle, incitative, et territorialisée.

 

Quelques pistes immédiates :

 

Associer les médecins, leurs syndicats et l’ensemble des parties prenantes à une réflexion de fond sur les freins à l’installation. Mieux comprendre les causes concrètes de la non-installation des médecins diplômés est indispensable pour construire des leviers efficaces et réalistes.

 

✅ Réaliser une évaluation économique réelle du coût d’installation pour les jeunes médecins

 

✅ Accompagner les départs à la retraite et organiser des relais anticipés

 

✅ Revoir le zonage territorial pour qu’il reflète les besoins réels et actuels

 

✅ Intégrer un parcours post-diplôme professionnalisant, mêlant mentorat, portage administratif et accompagnement de projet

 

Enfin, osons poser les vraies questions : pourquoi le métier de médecin attire-t-il de moins en moins ? Pourquoi tant de praticiens quittent-ils la médecine générale ? Pourquoi ne parvient-on pas à créer les conditions d’un exercice soutenable ?

 

En conclusion

 

Cette proposition de loi part d’une intention louable : corriger une inégalité territoriale. Mais elle ne crée pas un seul médecin en plus. Elle répartit la pénurie, sans traiter sa cause. Elle complexifie, là où il faut simplifier et soutenir.

 

Il est temps de repenser l’attractivité du métier de soignant, de bâtir des politiques publiques avec les acteurs de terrain, et de retrouver une ambition pour notre système de soins.

 

Car réguler l’installation, ce n’est pas sauver la médecine. C’est, peut-être, précipiter son abandon

Question : être un bon immigré, est-ce que ça veut dire rester cantonné à ce que la France attend de soi ? Certains répondraient certainement sans honte "oui".

Vous avez déjà entendu ce type de phrase : 
- "Il est noir, mais il travaille et ne fait pas de bruit, alors il ne me pose pas de problème"
ou encore :
-"je ne suis pas raciste : je m'entends très bien avec mes voisins maghrébins, ils sont super gentils, très calmes, très discrets".

Quand la diversité permet de remporter de nombreuses médailles aux JO, toute la France est heureuse et toutes les étiquettes politiques applaudissent des deux mains.

Les français ont été fiers de leurs colonies.
Les DOM TOM, c'était une chance pour la métropole. 


On a envoyé l'armée en Algérie, et maintenant qu'aux Antilles ils luttent contre la vie chère, on leur envoie des cars de CRS parce qu'ils n'en n'ont pas le droit... Revendiquer d'avoir de l'eau, de payer leurs courses au même prix que chez nous à salaire égal... 

On entend ce discours, également :
"On a besoin de l'immigration pour certains métiers alors régularisons-les."

Dès lors où la situation est plus complexe ou qu'il y a des problèmes, alors vous aurez le discours suivant : "qu'ils rentrent chez eux". 

En tant que personne de couleur, on rencontre des micro-agressions au quotidien : sur un événement par exemple, où l'on se rend en tant qu'élu, ou responsable. 


La première phrase que vous entendez ? "Vous êtes le gardien ?" 
On vous demandera même d'apporter un café.

Mentionner que c'est raciste ? Attention ! ÇA n'existe pas...


Alors quels mots faut-il employer pour expliquer ce qu'est le racisme

C'est là que j'ai pensé au mot "utilité" (mais vous pouvez appeler ça opportunisme ou pragmatisme cynique).


Les vagues migratoires et l'esclavage dans de nombreux pays s'expliquent par la nécessité de faire venir de la main d'œuvre "utile" à bon marché, voire gratuite, pour faire les travaux que les occidentaux ne souhaitent plus faire.

Ces personnes sont essentielles : elles travaillent 60 h/semaine pour un salaire souvent ridicule, parfois sans contrat, sans se préoccuper des droits qui sont les leurs en tant que travailleurs sur le sol français.
BTP, livraison de colis, de marchandises ou de nourriture, entretien et nettoyage, ramassage des déchets, transport de personnes, manutention... Tous les secteurs sont concernés.


Lorsqu'ils viennent d'un pays colonisé, ces immigrés ont pour la plupart des conditions de vie qui leur paraissent supérieures à celles de leur pays d'origine.

Le problème débute quand ces derniers ont des enfants nés dans ce nouveau pays, qui est désormais LE LEUR, qu'ils n'ont aucune envie de vivre la vie de leurs parents, et qu'ils ont désormais des revendications...

Mince.


Ce n'était pas du tout prévu dans les plans de départ - ces vagues migratoires devaient rester utiles, courber le dos et se taire

Plusieurs générations sont passées, les enfants des enfants des premières personnes immigrées sont éduquées, cultivées, ont des postes à responsabilités, des mandats politiques… 

"Au secours, nous sommes envahis" !

Non vous n'êtes pas envahis : ces personnes ont toujours été là. Mais elles vous dérangent désormais car elles exigent les mêmes droits et les mêmes chances de réussite pour toutes et tous

Le racisme est une construction sociale. Par le passé on a expliqué pendant des générations et des générations que certaines "races" étaient supérieures à d'autres et qu'il y a des métiers nobles pour certains et des métiers précaires pour les autres

Jamais la lutte contre le racisme social n'a été d'actualité.

Au contraire on continue de fonctionner sur un même modèle….

faire venir des immigrés quand on en a besoin, à l'image de Méloni qui a dû rouvrir ses frontières.

L'heure exige que l'on ne fasse pas uniquement barrage à l'extrême droite mais que l'on aborde le sujet du racisme dans tous les aspects de la vie des Français.

Parler de cet ancien monde qui souhaite conserver à tout prix ses privilèges, et de ces personnes qui refusent désormais d'être assignées à une place et à des métiers que l'on leur associe de manière mécanique.

Pourquoi devons-nous êtes utiles quand d'autres ne font rien de plus que nous ?

L'universalisme, en affirmant que nous naissons tous égaux, n'est-il pas responsable de cette absence d'auto-critique sur la manière dont notre société est construite, et sur les disparités raciales et sociales existantes ?

 

Si la définition du racisme, vous parait toujours aussi confuse, essayons ça : 
Si vous considérez que certaines personnes de part leur origine/apparence, doivent être utiles à la France pour justifier leur place dans ce pays : alors vous êtes raciste.

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